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Les Chérubins : icône de la chevalerie du cœur de Jean-Paul Argyriadès. Editions La Lice des Chevaliers, 3 bis lotissement le serpolet, 31620 Cépet.

Jean-Paul Argyriadès n’est pas d’obédience martiniste, toutefois ses travaux intéressent tout particulièrement les membres du Régime Rectifié. Nous lui devons plusieurs travaux remarqués, qui orientent vers l’essence de la chevalerie.

Présenté comme une longue méditation, ce livre est consacré aux mystères des Chérubins, à la croisée des trois courants abrahamiques.

« Les chérubins, annonce l’auteur en introduction, apparaissent dans la Bible comme une énigme : figures hybrides, ailées, associées tantôt à la garde du paradis (Gn 3,24), tantôt au trône de Dieu (Ex 25, 18-22, tantôt aux visions prophétiques (Ez 1, 4-28), ou encore au culte liturgique du ciel (Ap 4, 6-9). Ils semblent à la fois terribles et bienveillants, gardiens et adorateurs, guerriers et contemplatifs.

Dans le judaïsme, ils deviennent les porteurs de la Shekinah : leur présence manifeste la gloire de Dieu au-dessus de l’Arche. Dans le christianisme, ils prennent place dans la hiérarchie céleste décrite par Denys l’Aréopagite et deviennent symboles de la connaissance divine. Dans l’islam, ils sont identifiés aux porteurs du Trône (hamalat al-‘arsh), témoins de la transcendance divine et gardiens du paradis.

Toutes ces traditions convergent sur un point : les chérubins sont les gardiens du mystère. »

Tout au long de l’ouvrage, Jean-Paul Argyriadès fera appel à ces trois regards traditionnels pour approcher ce mystère et l’approfondir sans prétendre le résoudre. Pour lui, la chevalerie spirituelle, qu’il nomme « chevalerie du cœur », manifeste les trois fonctions propres aux chérubins, la vigilance, le combat et l’adoration.

Dans une première partie, il explore les références aux chérubins dans l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. La deuxième partie est réservée aux références trouvées au sein du judaïsme (la Torah et les Prophètes) et au sein de l’islam, notamment l’islam iranien. Il pose ensuite les fondements de cette chevalerie du cœur, d’une garde céleste et d’une garde terrestre, la milice céleste devenant un modèle d’ascèse. Il met en garde contre la recherche de la gloire des armes au lieu de la garde du sanctuaire et observe l’évolution des institutions chevaleresques dans l’histoire, principalement chrétienne. Enfin, il appelle à renouer avec les fonctions chérubiniques.

« Il revient à notre temps, dit-il, de redécouvrir cette voie : une chevalerie contemporaine, non pas de conquête, mais de garde et de service, fidèle à la vigilance chérubinique, humble servante du Logos et anticipation de la Jérusalem nouvelle. »

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