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L’arbre par Corinne Grenier. Collection Ces symboles qui nous nourrissent. Editions La Tarente, Mas Irisia, Chemin des Ravau, 13400 Aubagne.
Corinne Grenier nous fait découvrir la place de l’arbre dans nos vies, une place largement inconsciente car, si l’arbre nous est familier, rares sont ceux qui l’ont approché en sa profondeur et reconnu comme un être à part entière.
« Qu’il soit chêne, pin, laurier ou olivier, donnant en offrande pommes, poires ou amandes, les grands récits de l’humanité, historiques, ésotériques ou mystiques, et les petites histoires de chaque individu sont peuplés d’arbres », dit-elle. Elle nous invite à poser trois regards différenciés et complémentaires sur l’arbre afin de mieux établir son importance et sa place dans nos vies. Tout d’abord un regard profane, celui des jeux d’enfance, des places de village, des fêtes de Noël, des dégustations sauvages… Puis le regard symbolique à travers trois d’entre eux : l’olivier, le chêne et l’acacia auxquels s’ajoutent le bouleau et le cèdre, tous participent aux traditions natives avant de s’introduire dans d’autres systèmes symboliques. Enfin, le regard spirituel associe l’arbre, sa verticalité, son élan vers le ciel, au cheminement initiatique.
Corinne Grenier plonge dans les mythes, les arts, la poésie, l’héraldique… afin de porter ces trois regards sur l’arbre pour en cerner les fonctions, parfois salvatrices, en discerner la dimension sacrée.
« Sacraliser un objet, un lieu, et donc un arbre, c’est le reconnaître comme nous permettant de rechercher ou de célébrer ce que l’on considère comme sacré. […] Cette relation sacrée entre l’homme et l’arbre serait aussi ancienne que l’humanité… »
Si l’arbre est central dans le druidisme, la kabbale, l’alchimie, le Compagnonnage, la Franc-maçonnerie, opérativement ou symboliquement, le pressentiment de son importance dépasse le monde traditionnel pour imprégner toute vie consciente. « L’arbre, prévient Corinne grenier, annonce la vie « véritable ».
Ici et là, elle introduit l’arbre dans la démarche maçonnique, par le symbole ou la métaphore :
L’arbre a trois places : apprenti, il apprend à s’enraciner, compagnon, il apprend à s’étendre ; Maître, il apprend à se tenir. Je vous invite à continuer cette métaphore symbolique au travers de trois manières de nous élever avec l’arbre. »
Elle décline ainsi les fonctions de « l’arbre nourricier », de « l’arbre de la construction », de « l’arbre de la connaissance » pour nous reconduire vers la forêt, la « gaste forêt » initiatique de la littérature du Graal.
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