Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

 

 

 

 

L’âme, l’Esprit et le Sens. L’évolution du vocabulaire dans la spiritualité occidentale de Pere Sánchez Ferré. Editions Beya, Chavée Boulanger 20, B-1390 Grez-Doiceau.

https://www.editionsbeya.com/

Plutôt qu’un relevé systématique et comparatif des correspondances des termes psyché, pneuma, noûs, Pere Sánchez Ferré a préféré analyser l’usage fait de ces mots texte par texte, dans leurs contextes traditionnels propres, particulièrement dans la religion égyptienne et la religion grecque avant de nous conduire dans les traditions latines et hébraïques.

Pere Sánchez Ferré précise dès les premières pages : « Comme nous le verrons, nous adoptons la traduction traditionnelle d’« âme » pour le terme psyché, et d’« esprit » pour pneuma. Quant à noûs, nous le rendons par « sens », bien qu’il soit communément traduit par « intellect », « pensée », « intelligence » ou encore « entendement ». Nous choisissons en effet de suivre saint Jérôme qui traduit toujours noûs par sensus, « sens », car ce terme correspond mieux à sa signification originale, confirmée par la tradition initiatique et hermétique. »

Herméneutique, étymologie, linguistique traditionnelle, plutôt que la moderne linguistique trop réductrice, sont convoquées au service d’un approfondissement mettant au jour la signification originale des mots et leurs évolutions. Les mots sont vivants.

Pere Sánchez Ferré considère l’Egypte comme «  la mère de la tradition spirituelle occidentale », c’est naturellement vers elle qu’il début son exploration du sens, en s’appuyant principalement sur le travaux de Sotirios Mayassis. Cette tradition égyptienne est un véhicule des voies d’immortalité. Elle influencera profondément la religion et la philosophie grecques dont saint Paul sera un continuateur au sein du christianisme naissant. Pere Sánchez Ferré prend le temps de détailler les subtilités de sens dans le jeu psyché-pneuma-noûs tel que les Grecs l’entendront.

Très conscient de l’effet destructeur sur la langue d’un monde moderne qui fige le mot, le rend stérile, Pere Sánchez Ferré met en garde contre les syncrétismes ou les psychologismes pour revenir au sens intrinsèque au mot lui-même :

« La littéralité est indispensable dans la traduction des Ecritures, le traducteur devant accepter qu’il s’agit d’une révélation et non de sa littérature. »

Il nous propose en fin d’ouvrage une très intéressante sélection de textes anciens sur l’âme de Platon, Plotin, Jamblique, Proclus, Ficin, Agrippa et autres.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :