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Psychogénéalogie et physique quantique par Annie Tranvouëz et Marc Henry. Editions Dervy, 19 rue Saint-Séverin, 75005 Paris, France.
Annie Tanvouëz est psychogénéalogiste, Marc Henry est professeur de physique quantique au CNRS. Leur association originale est dans ce livre au service d’un décodage psychogénéalogique de l’histoire personnelle et transgénérationnelle.
L’approche quantique permet de mieux saisir les persistances transgénérationnelles, ce que Marc Henry désigne comme « passations de mémoire d’ascendants à descendants ».
« L’une des conséquences les plus remarquables d’une approche quantique, c’est que les notions de temps et d’espace perdent leur caractère absolu et deviennent relatives à l’être non seulement en termes de vitesse comme l’a très bien montré la théorie de la relativité restreinte, mais aussi en relation avec la manière dont l’observateur excite le champ, en premier lieu par sa simple présence et en second lieu par des actes qu’il choisit de perpétrer en un lieu et un moment donnés. En physique quantique des champs, il n’y a plus d’observateurs mais bel et bien des acteurs qui prennent en main leur destinée. »
C’est ce que veut proposer ce livre, une méthodologie permettant de comprendre le jeu des mémoires générationnelles pour mieux se connaître et devenir autonome. Composé de plusieurs chapitres indépendants, le livre présente différentes portes d’accès à une compréhension de l’arbre généalogique pour mieux affronter les héritages douloureux et développer les héritages créatifs.
« A vous, nous disent les auteurs, de prendre conscience que votre ancêtre référent va vous permettre de comprendre, de mettre en scène des comportements bizarres, invalidants, qui ne vous appartiennent pas, et de ne plus en être sa marionnette. A vous de couper les ficelles, laisser les défunts dans le monde des désincarnés, vous positionner en vivant et non en mort-vivant aspiré dans une spirale infernale faite de souffrances dévastatrices. Reprenez votre sens de vie et filez-en la trame. Vous n’êtes ni victime ni coupable mais responsable et votre libre arbitre est le cadeau le plus fabuleux qui vous ait été donné. »
L’ouvrage permet d’identifier cet ancêtre référent et son influence, de repérer les racines, les transmissions, les empreintes et autres facteurs qui déterminent certains aspects de notre vie. L’arbre généalogique devient ainsi un manuel d’apprentissage de notre propre vie, notamment dans le repérage des répétitions. Les abandons, les secrets de famille, les enfants remplaçants, les interactions dans la fratrie, les incestes, les suicides, les loyautés et déloyautés transgénérationnelles, la gestion des tabous, la sexualité… voici quelques thèmes abordés à partir d’exemples concrets, de moments de vie. L’objectif reste de décoder, prudemment, son arbre généalogique.
« Ce qui a été inscrit peut s’effacer dès que son utilité disparaît, note Marc Henry. Au niveau de votre ADN, 64 combinaisons sont possibles, ce qui correspond au nombre d’ascendants directs sur cinq générations. »
Il considère que l’eau assure « l’interface entre le vide quantique mémorisant tous les vécus passés et le monde matériel mémorisant le vécu actuel sous forme d’ADN ».
« Comment sortir de ce moule ? poursuit-il, En étant unique, c’est-à-dire en refusant le poids de la névrose ancestrale, en créant votre propre vie qui s’inscrira dans le vide quantique grâce à votre eau corporelle. »
Identifier chaque ascendant sur l’arbre généalogique ne permet pas seulement de constituer une identité, il permet de de libérer des héritages toxiques ou pesants, de « déprogrammer son arbre » avec bienveillance pour ses ancêtres comme pour soi-même.
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