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Opus Mago-Cabalisticum et Theosophicum. Tome II : le Soufre de Georg von Welling. Traduit et adapté par Luisa Fauconnier. Sesheta Publications, 6 Place du Canton 24300 Nontron, France.

www.sesheta-publications.com

Après le premier tome, consacré au Sel, Georg von Welling, l’un des auteurs majeurs de l’hermétisme rosicrucien allemand du XVIIIe siècle, dont les écrits font partie du corpus étudié dans le cadre de la Fraternité de la Rose-Croix d’Or, poursuit avec le Soufre.

Luisa Fauconnier, traductrice, s’est basée sur la deuxième édition du texte, publié à Francfort et Leipzig, datée de 1760.

Dans la préface à l’édition allemande, Georg von Welling, avec sagesse, invite à valider par l’expérience ce qui est proposé :

« De même que le blé pousse de la terre et porte en lui sa propre ivraie, nous croyons aussi que les vérités fondamentales de ce livre peuvent encore être mêlées de quelques balles et brins superflus, que toutefois une personne avisée saura aisément écarter pour tirer profit des bons grains ; ainsi, nous laissons à chacun le soin d’examiner et de juger par lui-même cet ouvrage, sans nous attribuer la moindre responsabilité à cet égard. »

Les premiers chapitres du livre sont consacrés à l’origine, la production, la nature, l’utilité et l’usage du Soufre céleste et du Soufre terrestre, destructeur, engendré par la chute de Lucifer. Les développements sont précis et progressifs avec un souci certain de compréhension.

Dès le chapitre IV, Georg von Welling s’intéresse aux voies d’immortalité. Il aborde « l’état de l’homme après la mort et la transformation de son corps corruptible en corps incorruptible, tel que créé dans le Jardin d’Eden ». Nous trouvons dans cette partie des apports alchimiques, notamment concernant la séparation, mais aussi des considérations philosophiques et métaphysiques.

« Tout le monde sait que, dans toute semence, seule la plus infime et la plus subtile partie est nécessaire à la reproduction ; et, si l’on enlève cette partie ou ce petit germe, tout le reste du corps de la semence ne sert plus à rien. On le comprend encore mieux dans la croissance : par exemple, un haricot ou un gland planté en terre, dès que le haricot ou le gland "idéal " se met, sous l’irradiation du soleil, en marche vers sa croissance dans la terre, rejette hors de la terre tout le corps du haricot ou du gland ; celui-ci pourrit alors et se décompose entièrement, de sorte qu’il ne peut plus jamais, pour l’éternité, sortir un haricot ou un gland de ce corps rejeté.

Il en va de même pour notre corps : en lui se trouve le corps spirituel, si subtil et si caché qu’aucun œil corporel ne peut le voir ni le reconnaître, jusqu’au moment ou le Christ Seigneur, le Soleil de justice, apparaîtra et fera germer de notre corps terrestre nos corps spirituels, les fera croître et les conduira à leur pleine maturité par la transfiguration. »

Le chapitre V traite « de l’emprisonnement du vieux Serpent, le Diable, ou Satan, ainsi que la première Résurrection et le Royaume des Saints ». Il faut distinguer le Diable ou Satan de Lucifer. Il s’agit du Seigneur de l’élément Air, Béelzébul. Dans les deux chapitres qui suivent, Georg von Welling aborde entre autres le sujet de la seconde mort.

Le dernier chapitre présente « La Révélation de Jésus Christ à saint Jean sur l’île de Patmos » selon différents regards, historique, cyclique, alchimique… les passages les plus significatifs de l’Apocalypse de Jean sont étudiés. Georg von Welling attire l’attention sans insister sur certains mystères à prendre en considération.

Avec ce deuxième volume, l’intention de l’auteur devient plus évidente et la profondeur de son enseignement s’affirme tout en préservant la dimension opérative, essentielle à l’œuvre.

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