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St-Claudius n° 21. Les comptes-rendus (1925-1937) par Francis Delon. Editions La Tarente, Mas Irisia, Chemin des Ravau, 13400 Aubagne.

https://latarente.fr/

C’est un travail tout à fait exceptionnel qu’a réalisé une nouvelle fois Francis Delon avec ce livre consacré à la première loge de recherches fondée en France, St-Claudius  Lodge n° 21, loge de la GLNIR, Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les colonies françaises, devenue la Grande Loge Nationale Française. Cette loge de recherches est tombée dans l’oubli jusqu’à ce que Francis Delon, Grand Archiviste de la GLNF ne l’expose au grand jour à travers sa revue.

En introduction, Francis Delon raconte la fondation de la loge en 1925 à Paris. Elle est alors largement composée de membres d’ateliers anglophones et s’inscrit dans l’esprit de la célèbre Quatuor Coronati Lodge n° 2076.

Francis Delon replace cette création dans le mouvement de recherches en maçonnologie historique qui naît en Allemagne dans la première partie du XIXe siècle avant de rejoindre la Grande Bretagne. Nous parlons des débuts du courant de maçonnologie historique dit « authentique ».

De 1925 à 1937, ce sont dix volumes des St-Claudius  Lodge n° 21 Compte-rendu qui furent publiés. Ils rassemblent pour l’essentiel des textes de conférences données en loge et une quinzaine d’autres contributions. Les thèmes développés relèvent principalement du symbolisme maçonnique (15 textes), de l’histoire de la Franc-maçonnerie française (14 textes) ou étrangère (7 textes), de l’interprétation du fait maçonnique (6 textes). Nous trouvons trois textes seulement sur d’autres organisations initiatiques. La majorité des conférences étaient en langue anglaise.

Francis Delon a rassemblé, transcrit et traduit la totalité des dix volumes de la revue. C’est une matière considérable dont l’intérêt n’est pas seulement historique. Une seconde partie présente les neuf Vénérables Maîtres de St-Claudius  Lodge n° 21, les vingt auteurs présents dans la revue, les onze contributeurs, mais aussi, et cela est important dans le cadre d’une loge de recherches, les quarante et un historiens français ou britanniques sur lesquels s’appuyèrent les auteurs, c’est-à-dire leurs sources.

Nous remarquerons dans cet ensemble un travail de Nicolas Choumitzky sur le martinisme, personnage qui joua un rôle important tant en Franc-maçonnerie que dans le martinisme. Charles Barrois, alors Grand Maître de la GLNIR signe un long travail sur la Grande Loge Provinciale d’Auvergne du Régime Rectifié ou Rite Ecossais Rectifié.

Quels que soient ses intérêts, tout Franc-maçon trouvera dans cette matière maçonnique de premier choix de quoi nourrir sa pensée et sa pratique. Nous ne pouvons que partager les derniers mots, profonds, de la préface d’Yves Hivert-Messeca :

« Avec ce nouvel ouvrage, Francis Delon s’est montré un fidèle serviteur de Clio, de Mnémosyne et d’Athéna Kalliergos. Qu’il en soit ici remercié. Son opus apparaîtra à certains un tantinet austère mais comme disait Rabelais par ailleurs, il est en fait un livre de « haute graisse, léger au pourchas et hardis à la rencontre ». Alors, comme le conseillait Gargantua à son fils, il faut le « fleurir, sentir et estimer ». Lisez-en toutes les lignes, lisez-le entre les lignes pour ressentir frémir l’âme de ces Maçons d’antan, puis ensuite, parodiant Jean l’Evangéliste et Antoine de Saint-Exupéry, que celui qui a des oreilles pour entendre et un cœur pour voir, qu’il entende et qu’il voit. »

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