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Véritable et parfaite préparation de la Pierre Philosophale de la confrérie de la Rose-Croix d’Or par Sincerus Renatus. Sesheta Publications, 6 Place du Canton 24300 Nontron, France.

www.sesheta-publications.com

Sincerus Renatus, « Renonçant Sincère », est le nom d’auteur de Samuel Richter, théologien protestant, théosophe et alchimiste, disciple de Paracelse et de Boehme. Il publia ce texte en 1710 à Breslau en Pologne.

Cinq traités alchimiques de Samuel Richter furent publiés de 1711 à 1774. Cependant, nous ne trouvons plus trace de lui à partir de 1722. Avec Georg von Welling, il donna un nouvel élan au rosicrucianisme traditionnel, un siècle après la parution des célèbres manifestes de la Rose-Croix. Leur collaboration renouvèle le mouvement rosicrucien hermétiste et annonce la manifestation de l’Ordre des Rose-Croix d’Or d’Ancien Système au milieu du XVIIIe siècle.

Le texte publié dans ce livre s’intitule en allemand Die Wahrhafrte und Vollkommene Bereitung des Philosophischen Steins de Sinceratus Renatus. Il s’agit en réalité d’une version  très développée d’un texte français que l’éditeur a inclus dans ce volume : La véritable et parfaite préparation de la Pierre philosophale enseignée à un ami par un Chevalier Rose-Croix, appelée autrement l’ouvrage des Pauvres par rapport au peu de dépense.

Ce « Chevalier Rose-Croix » n’a aucun lien avec un grade maçonnique. Samuel Richter propose aussi une version révisée de la version napolitaine de La Profession et les Statuts des Rose-Croix d’Or.

L’ouvrage est organisé selon les deux classes de Frères : Pratique de l’Ordre Mineur et Pratiques de l’Ordre Majeur, avec une ambiguïté, ou au contraire une indication, donnée au chapitre XXXV quand il est question de trois classes : « Ordres Mineurs, Majeurs et Supérieurs », comme le signale Fred MacParthy dans son introduction.

Plusieurs versions du texte repris et approfondi par Samuel Richter furent retrouvés, l’une de 1642, une autre parmi les manuscrits de Nicolas de Locques, médecin du roi Louis XIV, qui puisa dans l’œuvre de Georges Starkey (1628-1665) soit Eyrénée Philalèthe. Ses mouvements nous permettent de saisir comment la Tradition opère, non par des grandes institutions aux objectifs quantitatifs mais par des partages, glissements, et réalisations discrètes et limitées à quelques adeptes.

Il s’agit d’un traité alchimique qui s’adresse d’abord à ceux qui opèrent au laboratoire, mais intéressera plus généralement les curieux d’hermétisme.

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