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L’amant démoniaque par Dion Fortune. Sesheta Publications, 6 Place du Canton 24300 Nontron, France.

www.sesheta-publications.com

Les éditions Sesheta poursuivent l’édition des romans fantastiques et occultistes de Dion Fortune pour le plus grand bonheur des amateurs du genre, et des autres…

Rappelons que Dion Fortune est le pseudonyme de Violet Mary Firth (1890-1946), une figure du mouvement occultiste anglo-saxon. Elle débuta ses études de psychologie et de psycho-analyse (qui deviendra la psychanalyse) à l’Université de Londres en 1909. Elle exerça comme psychothérapeute clinicienne et compléta ses connaissances en psychologie par des savoirs ésotériques faisant d’elle une thérapeute appréciée pour ses approches novatrices.

Dion Fortune fut membre de la Société Théosophique, de l’Ordre Hermétique de la Golden Dawn, de l’Ordre Rosicrucien de l’Alpha-Omega puis de la Stella Matutina.

L’amant démoniaque est le deuxième roman écrit par Dion Fortune, juste après Les secrets du Docteur Taverner. Il fut publié en 1937. Nous retrouvons dans ce livre certains des thèmes fantastiques développés dans son premier roman. Elle y poursuit également la présentation de ses conceptions et de son expérience de la magie et des sociétés secrètes britanniques de l’époque.

Justin Lucas cherche à prendre la tête d’une société secrète (qui pourrait être la Loge Alpha & Omega) en manipulant une jeune femme, Véronica, dont il tombera finalement amoureux. Justin Lucas apparaît comme un mage noir à la personnalité complexe qui s’attaque à une société secrète dont il ne connaît pas toutes les dimensions. La réincarnation, la fonction magique de la femme, les maîtres cachés, le Troisième Ordre… sont quelques-uns des thèmes retrouvés ici dans une ambiance sombre à souhait.

« Il vous emprunte ?

« Oui, il emprunte suffisamment pour pouvoir se matérialiser et me parler, puis il me rend la substance et se dématérialise quand il a terminé.

« L’a-t-il fait souvent ?

« Quatre ou cinq fois.

« Quel effet cela a-t-il sur vous ?

Véronica hésita.

« Cela ne m’affecte pas beaucoup sur le moment, dit-elle finalement. En fait, chaque fois qu’il le fait, cela m’affecte moins, mais je me rends compte que je commence à vouloir faire la même chose à d’autres personnes. L’autre jour, alors que je descendais l’allée, un petit enfant a couru vers moi, je l’ai pris dans mes bras et je l’ai serré contre moi ; j’avais l’impression de sentir la vitalité qui émanait de lui. Sa mère s’est précipitée et me l’a arraché des bras, et j’en ai été reconnaissante, car j’ai réalisé que je faisais exactement la même chose que M. Lucas. Je ne le referais pas, maintenant que je sais ce que cela signifie, mais c’est assez horrible de ressentir cela, n’est-ce pas ?

Le vieil homme tira longuement sur sa pipe éteinte avant de répondre… »

C’est par ce genre de scènes que Dion Fortune distille une doctrine indépendante, comme elle, par petites touches qui peuvent passer inaperçues pour le lecteur surtout féru d’horreur. Celui qui cherche la dimension initiatique du texte saura reconnaître les éléments communs ou plus exceptionnels du courant occultiste de tradition Golden Dawn.

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