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La Table des 2400 noms. Tome 2. Préface de Thierry-Lamy. Editions Arqa.
Suite à la belle découverte de Georges Courts en 2019, un manuscrit du XVIIIe siècle de la Table des 2400 noms (on parle aussi de Registre), antérieur à celui de Prunelle de Lière conservé à la Bibliothèque de Grenoble, qui sert à la mise en œuvre des opérations théurgiques de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, les éditions Arqa avaient publié une édition luxueuse du manuscrit désormais dit de Metz (lieu de vie de Georges Courts) en fac-similé et transcription. Nous avions signalé malheureusement la mauvaise qualité du fac-similé : https://lettreducrocodile.over-blog.net/2024/09/elus-coens-la-table-des-2400-noms.html
En même temps était annoncé une édition plus complète, construite à partir de la confrontation des manuscrits de Grenoble et de Metz, « avec la totalité des noms des angéliques, des glyphes, etc., composant la « Table des 2400 noms ». Cette édition attendue, toujours en préparation, sera effectivement utile aux opérants car le croisement des deux textes permettra sans doute de corriger d’éventuelles erreurs de copies ou d’alerter sur une potentielle erreur. C’est un long et fastidieux travail, nous souhaitons que Georges Courts puisse le conduire à son terme.
Pour faire patienter les intéressés, les éditions Arqa publient dans ce deuxième volume des extraits des deux manuscrits en fac-similé couleur avec une préface de Thierry Lamy et une postface de Thierry Emmanuel Garnier. Cette fois les clichés sont de meilleure qualité, et même de très bonne qualité pour les extraits du Fonds Prunelle de Lière, plus facile à traiter que le manuscrit de Metz.
Thierry Lamy fait le point sur l’histoire et l’intérêt des deux manuscrits et sur leur place dans l’ensemble des manuscrits coëns à notre disposition à ce jour. Thierry Lamy rappelle les incertitudes quant aux origines des noms, caractères et hiéroglyphes, et la prudence nécessaire pour leur usage.
Le principal intérêt de l’ouvrage est sans doute la reproduction en couleur des « tableaux philosophiques » (voir un exemple sur la couverture de l’ouvrage). En effet, Robert Amadou avait publié les manuscrits du Fonds Prunelle de Lière d’abord chez Cariscript en 1984, Bélisane en 1987, puis en 2001, sous le titre Les Angéliques, au Centre International de Recherches et d’Etudes Martinistes. Si les reproductions étaient de bonne qualité, elles étaient en noir et blanc, or la couleur est importante aussi bien pour établir les opérations de réintégration que pour les interpréter. Sur internet, nous pouvons trouver à des prix exagérés des copies couleurs du manuscrit de Grenoble, hors légalité. Cette édition permet ainsi l’accès à un prix correct à une partie du Fonds Prunelle de Lière et particulièrement aux énigmatiques tableaux philosophiques. Qui plus est, le choix du grand format pour ces tableaux, contrairement au format plus petit retenu pour les hiéroglyphes, favorise leur exploration et leur inspection.
Ces tableaux, qui peuvent paraître étranges au profane, prennent tout leur sens par la pratique des grandes opérations de réintégration entreprises par les Réau-Croix. Elles rendent compte des effets des opérations coëns et de leur précipitation en l’opérant. Elles sont aussi un outil d’évaluation de la pratique. Remarquons que ces tableaux parlent également aux pratiquants d’un équivalent des opérations coëns sur d’autres courants internes. Nous sommes donc sur une structure non culturelle.
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