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Les formules de Swâmi Prajnânpad. Commentées par Arnaud Desjardins. Editions du Relié. Groupe Guy Trédaniel, 27 rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
Rassemblés par Véronique Desjardins, les formules de Swâmi Prajnânpad commentées par Arnaud Desjardins constituent un remarquable enseignement non-dualiste de voie directe. Chaque formule traverse l’écorce du moi pour laisser la lumière irradiée la conscience.
Si les formules se suffisent à elles-mêmes, les commentaires d’Arnaud Desjardins permettent de les installer. Ces commentaires sont extraits de ses différents ouvrages, d’échanges enregistrés avec ses élèves ou encore de lettres. Elles sont ici organisées de façon thématique mais, chacune de ces formules est absolument indépendante et complète. La première est une question : « Que voulez-vous ? », une « terrible parole » commente Arnaud Dejardins :
« Est-ce que vous voulez vous engager dans une aventure que toute l’histoire de l’humanité vous présente comme la plus grande, la seule qui conduise à la perfection au-delà de toute crainte et de toute souffrance, mais qui, comme tout ce qui a une valeur immense, doit être payé très cher ? »
Les fondements de la pratique sont la vigilance, « être un avec », l’acceptation de soi-même et l’action. « Vous pouvez ! » clame Swâmi Prajnânpad.
Un deuxième assemblage de formules est consacré à « l’étude de la prison ». Il aborde le sujet des émotions et des sentiments, la nature de l’ego, les mécanismes du mental, le désir, le poids du passé… Puis est proposée une « voie de croissance intérieure ».
« Swâmi Prajnânpad utilisait trois expressions, rappelle Arnaud Desjardins : dépendre de l’autre, dépendre de soi-même, et enfin, être indépendant, c’est-à-dire au-delà de l’ego, au-delà de « moi et l’autre ». Nous avons longtemps recherché la confirmation rassurante de notre existence dans le regard des autres, parce qu’on s’intéressait à nous. Elle est remplacée par un autre sentiment qui émane du dedans, intrinsèque : je suis. J’existe. Je n’ai pas besoin de qui que ce soit pour être. A partir de là – dépendre de soi-même – vous pouvez vous tourner vers l’autre et l’accueillir. »
Toute relation peut devenir réellement consciente que cela soit la relation à l’autre en général ou les relations particulières entre l’homme et la femme, avec la mère et le père, avec le maître. « Que dit la nature ? » répète Swâmi Prajnânpad.
« En nous tous, êtres humains, commente Arnaud Desjardins, le principe féminin est un principe de profondeur. Tout ce qui est pour nous associé à la profondeur est de nature féminine. Tout ce qui est associé au passage de la profondeur à la surface est de nature masculine. »
Swâmi Prajnânpad convoque la lucidité par chaque formule et permet ainsi le pas à pas du cheminement spirituel qui conduit immanquablement à la mort et la résurrection, à moins bien sûr de faire demi-tour pour continuer à rêver. « La voie n’est pas pour le lâche mais pour le héros » insiste Swâmi Prajnânpad qui conclut toutefois « Soyez heureux ! ».
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