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A la recherche de l’Or. Alchimie aujourd’hui, en théorie et pratique par Lapidus. Sesheta Publications, 6 Place du Canton 24300 Nontron, France.
Lapidus est le pseudonyme de David Curwen (1893-1984), alchimiste, un temps membre de l’Ordo Templi Orientis, ce qui ne doit pas le disqualifier. Dès les années 50, s’éloignant des milieux occultistes, il se consacra exclusivement à l’alchimie. Il étudia Eyrénée Philalèthe, George Ripley, Artephius, alchimiste du XIIe siècle, entre autres et rédigea ce livre afin de rendre claire les terminologies usitées par les alchimistes qui souvent égarent le lecteur.
C’est grâce à l’excellent Stephen Skinner que ce livre fut publié pour la première fois en 1976 en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. L’ouvrage inaugure d’une certaine façon une tendance à clarifier les propos des anciens pour rendre l’alchimie plus accessible, une revendication trompeuse de certains auteurs actuels d’ouvrages sur l’alchimie.
« De nombreux hommes pieux, précise David Curwen en introduction, qui n’avaient rien à gagner à tromper, ont témoigné sur leur lit de mort de la vérité de l’alchimie. De plus, ils ont confirmé qu’ils avaient eux-mêmes accompli cette tâche plus d’une fois et que n’importe qui pouvait le faire, à tout moment et n’importe où, à très peu de frais. Ils ont également écrit qu’en raison de sa simplicité, les imbéciles ridiculiseraient cet art si les matériaux et les procédés étaient connus. Ils ont caché ce qu’ils savaient afin que l’alchimie ne deviennent pas un bien commun. Ainsi, pour l’instant, les secrets sont cachés, mais pas irrémédiablement perdus. L’intention de ce livre est de lever le voile de complexité qui entoure les écrits alchimiques et de restaurer l’intérêt des esprits entreprenants pour le sujet. »
David Curwen revendique une approche purement chimique et une alchimie indépendante de toute autre pratique. Il appuie chacun de ses dires sur une citation de texte ancien. Afin d’éviter la confusion, il engage à n’étudier qu’un seul livre sérieux d’alchimie en l’approfondissant plutôt qu’un grand nombre d’ouvrages.
L’une des difficultés à laquelle il s’attaque est la confusion des noms : plusieurs noms pour un même élément ou plusieurs éléments derrière un même nom. Il en appelle donc à la patience et la persévérance pour commencer à voir clair dans l’usage des mots en fonction des étapes du processus alchimique considérées.
Le premier chapitre est consacré à un texte de Philalèthe, Petit guide du rubis céleste. Le deuxième chapitre traite du Feu sophique à partir de plusieurs sources, dont Pontanus. Le troisième chapitre aborde Le feu secret d’Artephius qui introduit le sujet de l’Antimoine, développé dans les chapitres qui suivent. D’autres chapitres abordent les thèmes de « l’Homme rouge et la Femme blanche », de l’usage de la Pierre, du Lion vert, du Soufre et du Sel, etc.
L’ouvrage s’achève par un vade-mecum utile et des annexes intéressantes notamment un texte par questions et réponses de Paracelse, intitulé La théorie de l’alchimie, ainsi qu’un glossaire.
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