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Mon corps généalogique par Elisabeth Horowitz. Guy Trédaniel éditeur, 19 rue Saint-Séverin, 75005 Paris, France.

https://www.editions-tredaniel.com/

De plus en plus d’études mettent en évidence la dimension transgénérationnelle de la santé. Le nouvel essai d’Elisabeth Horowitz, psychothérapeute spécialisée dans les thérapies transgénérationnelles, établit, à partir d’exemples cliniques, un tableau général des enjeux et des possibilités de cette approche qui prend de plus en plus d’importance dans le paysage culturel de la psychothérapie.

L’ouvrage, très construit et accessible, est composé de cinq grandes parties. Elisabeth Horowitz commence, très logiquement, par le commencement, soit la vie intra-utérine puis notre naissance et tous ces déterminants auxquels nous ne faisons pas toujours très attention : sexe, prénom, nom, histoire de la mère, inscription du père… avec des questions essentielles comme : « Et si notre naissance sauvait notre parent ? » ou Se découvrir "enfant de remplacement" ? ».

La deuxième partie identifie les fondations de notre généalogie.

« Par nature, indique Elisabeth Horowitz, chacun d’entre nous est unique. Sur terre, aucun humain ne possède la même empreinte digitale et le même ADN que soi. N’est-ce pas remarquable ? Mais notre propre configuration généalogique va parfois s’opposer à cette unicité. Avec des conséquences. »

La répétition d’une « même séquence généalogique » peut induire des mutations génétiques. Les ressemblances et les similarités dans une généalogie peuvent avoir des conséquences fâcheuses si nous les laissons se « fixer ». La différenciation se révèle constitutive de la santé physique comme psychique.

« L’origine de nos troubles de santé, dit-elle, qu’ils soient physiques ou psychiques, se situe plus ou moins loin dans le passé familial. Habituellement, on peut identifier une cause probable à la génération des parents et des grands-parents, mais celle des arrière-grands parents peut également produire des symptômes, à quatre-vingts ou cent ans de distance. Sachant que notre psyché ignore la temporalité, cette génération n’est pas si éloignée de soi, elle est même très proche… »

Les traumatismes inscrits dans les générations précédentes peuvent se manifester sous des formes diverses. Elisabeth Horowitz aborde le sujet des violences sexuelles et des secrets familiaux qui, d’une génération à l’autre, laissent des traces. Beaucoup d’exemples présentés permettent de saisir des mécanismes très subtils affectant finalement le corps du descendant. Dans ce contexte transgénérationnel, naître et mourir deviennent des moments collectifs et ne concernent pas seulement un individu et ses très proches parents.

En identifiant « qui souffre à travers nous ? », qui demande guérison ? nous pouvons mieux comprendre certaines maladies ou problèmes récurrents. C’est par un processus de symbolisation que la guérison sera favorisée. Elisabeth Horowitz termine l’ouvrage par quelques pistes thérapeutiques permettant de prendre en compte les configurations généalogiques sources de difficultés.

 

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