Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

 

Taiji Quan. Une philosophie du mouvement par Lou Yan. Le Courrier du Livre.

www.editions-tredaniel.com

Lou Yan a longuement pratiqué le Taiji Quan auprès de maître Chu Kinh-Hung avant d’ouvrir sa première école. Dans cet ouvrage, à la croisée de l’Orient et de l’Occident, il fait le lien entre le Taiji et les principes de l’ostéopathie. De nombreux ostéopathes se tournent vers le Taiji dans lequel ils retrouvent des fondements de leur discipline.

« Le Taiji, nous dit-il, est un art martial interne, une méditation en mouvement, une médecine douce. Sa dimension thérapeutique se mesure à sa capacité d’augmenter l’énergie vitale mais aussi à redonner du sens. »

L’ouvrage commence par l’histoire du Taiji Quan et des généralités qui permettent d’approcher des notions fondamentales de la pensée traditionnelle chinoise comme le Tao, les cinq éléments, le Qi, le Yi, le Zhi, Yin-Yang, Shin et autres afin de mieux comprendre « la résonance entre le monde intérieur et le cosmos ».

Une partie importante de l’ouvrage aborde la pratique, depuis la forme, jusqu’à l’interne. L’auteur analyse le mouvement, et sa maîtrise, notamment à partir du concept de tenségrité, mot né de la contraction des mots « tension » et « intégrité » :

« Une structure « tensègre » est une structure qui parvient à maintenir son intégrité grâce à un équilibre de forces internes complémentaires de tension et de compression (expression du yin yang au cœur des structures vivantes complexes). »

Lou Yan note que « Les postures de Taiji utilisent le corps comme une structure de tenségrité ». L’un des paradoxes à l’œuvre dans le Taiji est « de produire de la puissance au moyen de la détente ».

L’ouvrage ne développe pas systématiquement les techniques mais évoque quelques points de vigilance à observer dans la pratique.

La philosophie du mouvement, caractéristique du Taiji s’inscrit pour Lou Yan dans « une ascèse précise qui permet l’actualisation du potentiel et le rapprochement du Soi. L’aspect martial confirme l’acquisition des principes fondateurs du Taiji Quan. La connaissance par l’observation dans la pratique est une voie authentique de transformation conduisant à l’état de grande santé. »

Certains chapitres s’adressent plus particulièrement à des pratiquants avancés ou à des chercheurs très engagés sur d’autres voies qui reconnaîtront des aspects familiers comme dans le chapitre consacré à l’alchimie interne taoïste à laquelle conduit naturellement la pratique du Taiji.

La construction de l’ouvrage, qui porte une vision, est analogue à la pratique du Taiji, subtile et spiralaire, associant une technicité indispensable et cette poésie sans laquelle rien ne saurait être dit.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :