/image%2F0562708%2F20241006%2Fob_5b87e7_couv-breviaire-sedir.jpg)
Bréviaire mystique de Sédir. Editions Amici Librorum.
https://www.facebook.com/amici.librorum/?locale=fr_FR
Sédir, anagramme de « désir », est le nomen de Yvon Le Loup (1871-1926), qui fut une figure du mouvement occultiste de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, un proche de Papus, Stanislas de Guaita, Charles Barlet, entre autres. Il fut membre de l’Ordre Martiniste, de l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix, de l’Hermetic Brotherood of Luxor, de l’Eglise Gnostique et d’autres cercles ou sociétés.
A la suite de ses rencontres avec le Maître Philippe de Lyon, il s’éloigna progressivement des milieux occultistes et initiatiques pour se consacrer à une mystique chrétienne dépouillée. Dans les dernières années de sa vie, il fonda « Les Amitiés Spirituelles ». Il a laissé de très nombreux textes dont ce Bréviaire mystique publié en 1909 chez Chacornac, caractéristique de sa période mystique et évangélique.
Le bréviaire rassemble de courtes méditations, souvent profonde, certaines pouvant apparaître comme désuètes de nos jours car marquées par les morales et conditionnements de son époque. Toutefois, nombre de ces méditations, particulièrement celles concernant le Christ, portent une grande profondeur qui défie le temps.
A propos de la naissance du Christ, Sédir écrit : « Une fois données les interprétations de ce mystère, le cœur reste en présence d’un fait historique inconcevable à l’entendement : à savoir, la définition de l’Infini, l’individualisation, de l’Absolu, la localisation de l’Universel. »
A propos de l’enseignement de Jésus : « Quand un homme enseigne, il peut distribuer de l’erreur, et surtout il peut ne pas dire la vérité opportune, convenable à l’auditoire, à chaque auditeur, à leur développement futur, à la postérité. Autant dire que l’homme ne peut pas être un initiateur parfait.
Le Verbe est, au contraire, la vérité absolue ; - car la science n’est que l’image mentale de la vie ; et comme il connaît ceux à qui il parle, de leur centre à leur périphérie, il peut dire de cet Absolu, qu’il incarne, juste ce qui est convenable à chacun et à tous. »
A propos de l’Ascension : « Pas un moment, l’homme ne marche sans guide ; pas un de ses actes où il ne soit aidé par d’invisibles collaborateurs ; pas une de ses larmes qui ne soit portée comme une fleur aux pieds du Seigneur de la terre ; pas une de ses prières qui ne soit transmise de chœur en chœur jusqu’au trône du Père.
Ainsi, l’Ascension qui, pour l’exégète est une légende, pour l’ésotériste, le symbole des phases finales de l’initiation subjective, est pour celui qui connaît le Christ, le dernier signe de sa sollicitude, le dernier effort de sa miséricorde ; afin que l’humanité tout entière s’engage avec certitude sur cette route royale de réintégration. »
Sédir n’hésite pas à faire le détour par les traditions orientales, chinoises ou indiennes, qui lui sont relativement familières. On sent, tout au long de l’ouvrage une tension bienveillante pour la simplicité, la beauté, l’essence, qui rend très actuelle la pensée de Sédir.
/image%2F0562708%2F20150101%2Fob_0f0075_imagecroco003.jpg)