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Je veux peindre et aimer par Evelyne Dress. Editions Glyphe, 85 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris.

www.editions-glyphe.com

Evelyne Dress est une artiste totale, actrice, peintre, auteure… Elle conjugue ses talents avec bonheur.

Ce nouveau roman illustre le long et difficile chemin qui conduit de l’ombre à la lumière par la peinture, d’une vie en italique, contrainte, inclinée sous le poids des violences et trahisons mondaines à une vie réédifiée, restaurée ou renouvelée dans sa pleine créativité, ouverte à un monde plein d’incertitudes, certes, mais aussi de surprises. C’est une quête, un voyage au plus profond de soi, non linéaire, qui se présente comme une déambulation dans une galerie de peintures mettant en scène aussi bien les drames que les joies, les obscurités reculées de la psyché que ses ébullitions lumineuses. Chaque rencontre, chaque instant, le plus banal comme le plus improbable, peut être un tableau vivant qui enseigne.

Au cœur de ce voyage, souvent gourmand, enthousiaste, nous retrouvons la tension entre amour et liberté, une tension fréquemment aigue, insupportable parfois, dans la vie des artistes, tout particulièrement dans les phases de création. Se retrouver dans les mélanges salés ou sucrés de désir, d’amour, avec ou sans objet, d’amitié, forte ou passagère, n’est ni aisé ni durable et demande une attention inhabituelle.

Le besoin de peindre et d’aimer de Rebecca, personnage principal du roman, prolonge et accomplit une véritable exigence de vivre, vivre pleinement, sans retenue, en toute liberté. Le voyage est à la fois temporel, de la première guerre mondiale aux Années Folles, si libres et si illusoires, géographique et intérieur. Les rencontres, amants, complices ou personnalités (Matisse, Gershwin… jusqu’à un Khalil Gibran bien peu éveilleur) sont autant de possibilités d’apprendre et de se découvrir, même si c’est parfois dans le contre-sens, le contre-jour, par effet paradoxal ou effet-retard.

« Je peins quand j’en ai envie, c’est ma liberté, mais je dois rester concentrée pour profiter de ces quelques mots d’été. Cette année, je me suis lancé un nouveau défi : j’ai décidé de prendre plusieurs sujets par tableau et de les peindre fanés. J’ai commencé par quinze roses fripées qui emplissent toute la surface. Je continue avec douze roses fatiguées, et mon prochain tableau comportera cinq roses vieillies dans un vase. Selon Khalil, la rose noire symbolise la mélancolie, la tristesse ou le deuil ; pour moi elle est porteuse d’espoir et de renouveau. Je le ressens encore un peu confusément mais j’ai détecté à de petits signes que je suis en train de devenir une femme libre, émancipée conquérante. Et je suis bien décidée à veiller jalousement sur cette nouvelle indépendance. »

Si ce livre est traversé de fièvres, amoureuses, artistiques, cérébrales ou charnelle, Evelyne Dress porte, avec simplicité et fluidité, un regard franc, lucide, sur les relations humaines, sur la complexité des rapports entre les femmes et les hommes, sur les jeux de pouvoir et de séduction, sur ce qui détruit comme sur ce qui édifie.

 

https://www.editions-glyphe.com/auteur/evelyne-dress/

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