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Le Verbe créateur et la formulation de l’initiation de Marc Steinberg. MdV Editeur, 16 bd Saint-Germain, 75005 Paris – France.
L’ouvrage commence par la proposition « Dans le Principe est le Verbe ».
« L’idée que le Verbe réside dans le cœur du Principe, suggère Marc Steinberg, est porteuse de sens et fondatrice de pratiques rituelles. Elle est un enseignement majeur de la tradition initiatique. »
Le Principe relève de la non-dualité et échappe à la compréhension analytique, « il peut néanmoins être perçu par l’initié à travers le concept de Grand Architecte de l’Univers. Fils du Principe, sa fonction consiste à manifester ce dernier en exprimant le Verbe. »
Si « Le Verbe révèle l’inconnaissable. », « L’émission du Verbe correspond au souffle de vie transmis par la Règle. Représentée par une déesse munie d’ailes, la Règle de l’univers transmet le souffle de vie inspirant la justesse des paroles de création qui façonnent le monde. »
Cette séquence, par renversement, indique le chemin de l’initiation.
Marc Steinberg étudie la question du Verbe selon diverses approches, par le ternaire Verbe, Lumière et Feu, par les rapports entre Verbe et Connaissance, entre Verbe et Création, Verbe et Action, Verbe et Nourriture, pour mieux aborder plusieurs aspects opératifs : qui entre dans la Parole de Dieu et comment ? qu’est-ce que formuler ? L’initiation est-elle formulable dans le Temple ? hors du Temple ?
C’est toute la dynamique qui s’étend depuis le Verbe jusqu’à la voix, passant par la Parole, le langage et l’inscription dans le Silence, « support du Verbe », qui est abordée avec deux nécessités rappelées : « stopper le monde » et « cesser le dialogue intérieur » sans lesquelles, tout le reste est vain.
« Le silence est lié à l’écoute et participe à la construction de l’entendement qui siège dans le cœur. Il n’y a pas de décision juste, ni de bonne parole qui ne puisse faire l’économie du silence, tel un point de passage obligé. Toute évaluation parfaite nécessite le concours du silence, sans lequel la surdité risque de surgir et de produire des effets dévastateurs. Le silence possède une vertu stabilisatrice et compte de manière décisive pour l’intégration au monde de la création que constitue le Verbe. »
C’est un excellent livre à la charnière entre métaphysique et opérativité qui vaut donc pour tous les rites pratiqués, en remettant au cœur de la mise en œuvre des rituels, la voix, le silence, le souffle.
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