
Les littératures maudites n°3. Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.
Cette troisième livraison des Littératures maudites rassemble les Actes du Salon 2018 dédié à Arthur Conan Doyle qui s’est déroulé du 14 au 16 septembre 2018 à la Médiathèque Voyelles de Charleville-Mézières. Ce salon, qui s’affirme de plus en plus comme un incontournable pour les amoureux du genre, fut une réussite, notamment grâce à l’engagement de Thibaut Canuti.
Autour des écrits et de la personnalité de Conan Doyle dont le cabinet avait été reconstitué sur place, de nombreuses interventions croisèrent les grandes lignes de l’œuvre holmésienne. Yves Lignon proposa une intervention sur le spiritisme, Daniel Sangsue sur les fantômes tandis que Lauric Guillaud traitait du Monde Perdu. Claude Arz aborda le sujet de la bataille magique d’Angleterre avec Dion Fortune, Jocelin Morisson La Spiritualité laïque, Joslan Keller le dossier ufologique d’Harravilliers, Michèle Malka-Lazès Les états modifiés de la conscience et Romuald Leterrier L’enseignement de l’Ayahuasca. Stéphane Bourgoin quant à lui rendit compte de son expérience des « serials killers ».

Nous sommes à la croisée du monde du crime, de l’imaginaire et du fantastique. Toute plongée dans le monde holmésien est une exploration de la psyché humaine, de ses zones lumineuses comme de ses zones d’ombre. Les littératures rassemblées derrière le qualificatif de « maudites » sont riche d’enseignement également sur les époques dont elles restituent les questionnements, les recherches scientifiques ou philosophiques, les angoisses et les désirs. Le regard intéressé ou passionné que nous portons sur ces littératures est lui aussi riche d’enseignement.
Comme le remarque Thibaut Canuti, « Un regard hâtif sur cette aventure pourrait laisser à penser que nous nous inscrivons dans la lignée de ceux qui recherchent des sensations factices dans la fréquentation des marchands du temple paranormaux et de la sous-culture d’Internet. Tel n’est évidemment pas notre sujet. Par littératures maudites nous entendons ces littératures des franges qui ne sacrifient rien à la médiocrité, qui explorent les limites des savoirs et nous parlent d’une nouvelle ère des Lumières où science, conscience et spiritualité dialogueraient enfin ensemble. »
D’ailleurs, ces littératures maudites, souvent méprisées, finissent toujours par entrer à l’Université. C’est le cas bien sûr des écrits de Conan Doyle comme notamment de H.P. Lovecraft ou de Bram Stoker pour ne citer que les plus connus.
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