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Le pic de l’esprit de Philippe Guillemant. Guy Trédaniel éditeur.

www.editionstredaniel.com

 

C’est avec grand intérêt que nous retrouvons Philippe Guillemant, chercheur au CNRS, connu, notamment, pour ses travaux sur la double causalité, la rétro-causalité et la synchronicité.

 

Avec cette « randonnée initiatique dans le territoire de la pensée », Philippe Guillemant fait le choix d’une autre modalité d’expression pour questionner la réalité. Le lecteur est invité à suivre les aventures de cinq randonneurs dans des périples initiatiques faits d’épreuves et de rencontres. A travers la métaphore, classique et renouvelée du voyage, Philippe Guillemant met en scène les nouveaux concepts physiques nés des travaux de recherche les plus récents, travaux qui introduisent ou réintroduisent la centralité de la conscience.

 

L’ouvrage s’ouvre sur une carte présentant une géographie très accidentée : le Gouffre de l’illusion, la Montagne noire, les Failles du chaos et de la mesure, la décharge du hasard, le Ravin de la création, la Cascade de l’intention, la Colline des paradoxes, le Parc de la pensée, le Fleuve des religions, le Marécage de la conscience, le Gué de la finalité, le Sentier du libre arbitre, les Gorges de la création, le Col de l’Ange, la Chaîne des Dieux, le Pic de l’Esprit enfin, autant de lieux-états de conscience que les randonneurs que sont les êtres humains sont appelés à explorer.

 

En introduction, Philippe Guillemant met en évidence dix croyances dépassées et toxiques. Parmi elles, citons :

« Ne pas croire que la conscience est le produit du cerveau, ni inversement qu’elle en est indépendante. Le fait est qu’il y a juste une corrélation entre les deux. »

« Ne pas croire que la nature soit sans but ni finalité, sans pour autant croire en un dieu ou une toute autre entité fixant notre destin. Toutes ces croyances ne sont que des symptômes du non-être. »

«  Ne pas croire que le futur est exclusivement le résultat du passé, ni que le passé ou le présent sont le résultat du futur. En toute chose, suivez la voie du milieu, sauf lorsque c’est la plus confortable. »

En évitant les polarités l’orientation dualiste, en mettant en garde contre une science qui contrôle la pensée tout comme la religion, en choisissant d’explorer les entre-deux, Philippe Guillemant élargit le champ des possibles.

 

Les randonneurs vont traverser des expériences parfois difficiles mais salutaires, les obstacles se répétant jusqu’à ce que nous les envisagions autrement émotionnellement et intellectuellement autrement. Ils vont découvrir un art de la transgression respectueuse, qui libère des conditionnements, apprendre à connaître ces énergies venues de notre futur et d’appréhender la conscience comme totalité. La question de notre rapport au temps est première dans ces pérégrinations comme elle l’est dans les travaux scientifiques de l’auteur : tremblement d’espace-temps, configuration du futur, histoire rejouée, déménagement temporel…

 

Comme tout voyage initiatique, celui d’Ulysse comme celui de Pantagruel et Panurge, il s’agit d’un voyage de retour, de « rentrer chez Soi » à travers l’objet de la queste qu’est le pic de l’Esprit :

« Le pic de l’Esprit est la cristallisation sous forme d’antimatière de l’amour cosmique sans forme qui exprime de cette façon la connaissance universelle issue de sa création. Il est le gardien des lois de la physique au travers de ses constantes fondamentales et de ses atomes qui sont dans cette densité inimaginable des entités vivantes dont la durée de vie dépasse tout ce que tu peux conceptualiser, des milliards de milliards de fois l’âge que vous donnez à l’Univers et bien plus encore. C’est la raison pour laquelle tout cela apparaît comme de la matière alors qu’il s’agit bien de conscience vivante, mais qui à votre échelle de temps apparaît comme cristallisée, ce qui vous permet de n’attribuer que dix dimensions à  l’espace-temps. Mais tout cela est encore trop simpliste, car toutes les échelles de temps sont complexifiées par les échelles d’espace auxquelles tu attribues toi-même sept niveaux de conscience, de l’Univers entier visible jusqu’à l’atome visible, or le réel est plus compliqué afin d’être plus merveilleux, ce qui le rend en fin de compte plus simple car infiniment subtil et élégant. »

 

Philippe Guillemant renouvèle par ce texte avec grand talent la métaphore du voyage initiatique qui passe toujours par une préparation à la mort en vue d’une renaissance. En intégrant à ses propositions les fruits des recherches scientifiques les plus récentes, il concilie sciences, arts et métaphysiques.

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