Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Lettre du Crocodile

La Lettre du Crocodile

Chroniques littéraires dans les domaines de l'initiation, des philosophies de l'éveil et des avant-gardes : Franc-maçonnerie, hermétisme, bouddhisme, shivaïsme, surréalisme, pensée contemporaine...


Femmes, franc-maçonnes et républicaines en Espagne

Publié le 22 Juillet 2017, 10:00am

Masonas y republicanas de Natividad Ortiz Albear, Masonica.es, Ediciones del Arte Real.

Les rapports entre Franc-maçonnerie et République sont complexes, encore plus quand il s’agit de femmes, franc-maçonnes que l’histoire, écrite par des hommes, a tendance à négliger.

Natividad Ortiz Albear, historienne et professeur, a consacré sa thèse à la place des femmes dans la Franc-maçonnerie espagnole, thèse remarquée et primée à travers le prix « Victoria Kent » de l’Université de Malaga pour le livre qui en suivit Las mujeres en la masoneria.

Avec ce nouvel ouvrage, Natividad Ortiz Albear dresse le portrait de cinq femmes, francs-maçonnes, qui jouèrent un rôle dans l’histoire de la Seconde République espagnole. Elles militèrent notamment pour des démarches démocratiques et citoyennes dont le droit de vote pour les femmes.

 

Il s’agit de Carmen de Burgos, Clara Campoamor, la plus connue sans doute, Consuelo Berges, Hildegart Rodriguez Caballeira, Aurora Bertrana I Salazar.

 

Clara Campoamor (1888 – 1972) milita pour le droit des femmes. Avocate, elle entra à l’Assemblée constituante de 1931 alors que les femmes n’avaient pas encore le droit de voter. Elle se heurta à l’hostilité des hommes, de l’Eglise Catholique, mais aussi de certaines femmes dont Victoria Kent qui pensait que le temps n’était pas encore venu pour l’égalité des sexes. Face à la dictature de Franco, elle dut rester en exil en Suisse.

Carmen de Burgos (1867 – 1932), fut une grande journaliste. Elle lutta aussi pour le droit des femmes et devint la première présidente de la Liga Internacional de Mujeres Ibéricas e Hispanoamericanas. Elle aussi subit l’hostilité du gouvernement franquiste.

 

A travers ces cinq beaux portraits significatifs, ces cinq combats pour la liberté des femmes, c’est le lent et difficile processus de libération de la femme que décrit Natividad Ortiz Albear. C'est aussi la mosaïque toxique des préjugés, des bêtises, des humiliations orchestrées par les hommes, qui est mise en évidence, toujours actuelle sous le couvert d’un vernis fragile de droits conquis avec difficulté, non seulement en Espagne mais dans le reste de l’Europe.

http://www.masonica.es/

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents