Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La Lettre du Crocodile

La Lettre du Crocodile

Chroniques littéraires dans les domaines de l'initiation, des philosophies de l'éveil et des avant-gardes : Franc-maçonnerie, hermétisme, bouddhisme, shivaïsme, surréalisme, pensée contemporaine...


Egypte ancienne

Publié le 27 Mars 2011, 07:36am

Catégories : #Hermétisme

Le Livre de Chou. Traité égyptien de la lumière par André Fermat, collection Egypte ancienne, Maison de Vie Editeur.

         Spécialiste de l’Egypte antique, André Fermat nous propose d’étudier les Textes des sarcophages, chapitres 75 à 83, consacrés au dieu Chou, dieu de la lumière.

         Les Textes des sarcophages apparurent après les textes des Pyramides. Gravés à l’intérieur des sarcophages (mot qui en langue égyptienne peut se traduire par « le possesseur de vie » ou « le maître de vie »), ils accompagnent et servent le défunt « pour qu’il franchisse une épreuve redoutable, la mort, mais surtout pour qu’il connaisse les règles de vie de l’autre monde et devienne un compagnon fidèle de la lumière, expression de la divinité cachée et mystérieuse. ».

         André Fermat nous alerte sur divers points essentiels qui fondent l’opérativité de ces textes. Par exemple, à propos des noms des dieux :

         « Les noms des dieux sont d’une importance capitale pour tenter de percevoir le message des scribes. Il s’agit de formules de connaissance, de symboles liés à un champ d’investigation mais qui ne s’enferment pas dans une définition et, au contraire, ouvrent des chemins de connaissance. Chaque nom divin est une idée clé qui permet de percevoir l’ensemble des puissances de vie, ici-bas et dans l’au-delà. »

         Les textes rassemblés ne sont pas spécifiques à l’hermétisme égyptien. Ils présentent une dimension universelle. Ils indiquent une possibilité de « création par la lumière à laquelle une conscience, dotée de connaissance peut s’incorporer ».

         L’auteur nous propose d’abord une lecture continue du texte qui permet d’en percevoir la portée alchimique et d’en goûter la poésie :

         « J’ai éteint la flamme alors que je calmais le feu secret de la flamme qui ouvre le trône (la Brûlante).

         « J’ai réduit au silence Celle qui est au cœur de sa colère, celle qui est enflammée et que les dieux séparent et réunissent.

         « Je suis le brûlant et la flamme du feu.

         « L’ardeur de sa bouche ne peut me brûler.

         « Je fais naviguer le feu secret de la Flamme qui ouvre le trône (la Brûlante),

         « et je fais que la flamme de celle qui est au cœur de sa colère s’adoucisse,

         « Celle qui est enflammée et que les dieux séparent et réunissent.

         « Vos coeurs, dieux, m’ont parlé avant que ce ne fut sorti de vos bouches… »

         La dimension technique du texte s’allie à la beauté des représentations.

         André Fermat propose ensuite au lecteur le texte hiéroglyphique avec sa translittération et la traduction littérale. Les notes permettent de préciser les choix de traduction ou de les interroger en énonçant des hypothèses diverses.

         Le Livre de Chou contribue largement à la compréhension de l’Osiris ressuscité. Il intéressera tous ceux qui sont concernés par les voies osiriennes et plus largement par les alchimies internes.

Maison de Vie Editeur, 16 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris, France.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents