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A la suite des secrets de la Tara blanche par Alexandre de Dánann. Archè-Milano. Diffusion Editions La Tarente, Mas Irisia, Chemin des Ravau, 13400 Aubagne.

https://latarente.fr/

Des lecteurs se souviendront de l’ouvrage de l’auteur (en réalité un couple) intitulé Secrets de la Tara Blanche. Lettres d’un Lama occidental à Jean Reyor, paru en 2003 chez le même éditeur. Cet ouvrage en est le complément par une série de lettres inédites entre Jean Calmels et Jean Reyor auxquelles s’ajoutent des éléments biographiques sur Jean Calmels.

La correspondance couvre la période 1934-1946 et révèle des informations et des questionnements qui concernent la scène ésotérique de l’époque ou abordent des sujets de fond à propos de l’initiation, non dans son apparence mais dans son essence archétypale.

Les lettres présentées dans ce livre sont toutes de Jean Calmels et elles sont publiées dans leur intégralité et chronologiquement. Elles témoignent d’une époque particulière et comportent des erreurs que la recherche et les traductions de textes traditionnels permettent aujourd’hui de corriger. Elles n’en sont pas moins intéressantes par les thèmes abordés : cycles, métahistoire, relations Orient-Occident, hiérarchies spirituelles, « Redressement » de l’organisation du monde, et autres. Il est souvent question de René Guénon dans ces lettres, dont l’influence en ces années 30-40 était certaine.

Une partie très intéressante de l’ouvrage présente la famille Badmaev, plus particulièrement les deux frères Alexander Alexandrovitch et Piotr Alexandrovitch Badmaev qui furent très actifs dans le développement de la médecine tibéto-mongole en lien avec la médecine occidentale.

« Les deux frères Badmaev insistaient sur une approche pratique à cette science, et sur le fait que ce système non conventionnel est fondé sur la logique : la plupart des maladies ne sont pas causées par une agression brutale mais sont le résultat d’abus de longue date subie par l’organisme ; le système gastro-intestinal joue un rôle central dans la plupart des maladies ; toute maladie touche tous les organes et l’entier système, malgré la manifestation associée à l’organe le plus touché ; le rôle de tout traitement médical est de soutenir l’organisme mais non pas celui de remplacer les mécanismes de défense naturels de l’organisme contre la maladie.

Ils utilisaient un langage descriptif pour expliquer leur approche diagnostique et thérapeutique, et soutenaient que, du moment que la médecine tibétaine considère justement la plupart des maladies comme le résultat d’un processus pathologique de longue date, la plupart des traitements visent à une guérison progressive. »

Comme toujours avec Alexandre de Dánann, le propos est très documenté par l’appareil de notes et une bibliographie rigoureuse. L’ouvrage permet « d’attraper » le regard traditionnel nécessaire pour aborder dans de bonnes conditions le sujet, en réalité déroutant, de l’initiation.

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