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Ils viennent d'Amérique pour bâtir l’Île de Pâques de Joseph Davidovits. Editions Dervy, 19 rue Saint-Séverin, 75005 Paris, France.

http://www.dervy-medicis.fr/

L’Île de Pâques fait partie des mystères qui aliment régulièrement toutes sortes de spéculations parfois hasardeuses.

Joseph Davidovits est un spécialiste des géopolymères. Il avance que des mégalithes de l’Antiquité seraient en réalité des pierres artificielles. Il lui a fallu plusieurs décennies pour retrouver le processus utilisé permettant de couler la pierre grâce à des extraits de plante comme l’acide oxalyque. Selon lui, cette technique de ciment à base de géopolymères concernerait aussi bien les pierres des pyramides d’Egypte, les statues de l’île de Pâques ou de grandes constructions d’Amérique du Sud. Cette théorie a bien entendu soulever beaucoup de critiques et attirer le scepticisme, la plupart des recherches s’orientant vers le déplacement de pierres taillées.

Dans ce livre, Joseph Davidovits rend compte de ses récentes recherches en Bolivie. Il a pu démontrer que des blocs de pierre de grande taille sont en fait artificiels, c’est-à-dire façonnés et moulés sur place. Il remarque que l’Île de Pâques accueille des constructions similaires. L’hypothèse posée est donc que des peuples sud-américains ont mis le pied sur l’île de Pâques avant les Polynésiens et fabriqué les célèbres statues.

L’ouvrage se présente comme une enquête scientifique qui nous conduit de Bolivie à l’Île de Pâques. L’idée n’est pas nouvelle car nombre de visiteurs de l’île dans les deux siècles précédents avaient remarqué la parenté entre des murs de l’île de Pâques et des constructions péruviennes. Mais, cette fois, les analyses, les recherches techniques et historiques permettent d’étayer la théorie. Bien entendu, elle peut encore être contestée mais cette hypothèse mérite sans doute d’être prise en compte.

« L’ensemble de ma recherche, explique l’auteur, est le résultat d’une approche globale des différentes connaissances acquises dans le domaine de l’anthropologie et de l’archéologie d’une part et de la chimie d’autre part. Se contenter d’une seule ne permet pas de comprendre et d’expliquer cette aventure de l’Homo sapiens confronté à des conditions environnementales extrêmes. Comment, après l’effondrement de la brillante civilisation de Tiwanaku (Tiahuanaco) qui s’était développée harmonieusement à 4000 mètres d’altitude dans les Andes de l’Amérique du Sud, certains exilés parvinrent-ils à reproduire leur extraordinaire connaissance technologique sur une île perdue du Pacifique, l’île de Pâques, et fabriquer les colosses, les statues Chemamülles et les Moai en pierre artificielle ? »

Cette contribution à l’élucidation d’un mystère qui persiste ne règle pas l’affaire, cependant, elle ouvre des perspectives nouvelles et pourrait réorienter la recherche. De nouvelles découvertes sont attendues.

Vous trouverez davantage d’informations sur le site :

https://www.geopolymer.org/fr/

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