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Comment notre inconscient nous rend malade lorsqu’on se ment à soi-même par Pierre-Jean Thomas-Lamotte. Editions Le Jardin des Livres, 14 rue de Naples, 75008 Paris.

www.lejardindeslivres.fr

 

Auteur de deux ouvrages publiés chez le même éditeur, Et si la maladie n’était pas un hasard et L’interprétation des maladies, le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte, neurologue, poursuit dans ce nouvel ouvrage ses explorations des causalités de la maladie ou de l’accident :

« Ce qui culpabilise un sujet, propose-t-il, et l’empêche de parler (il ou elle n’ose le dire à personne) va être caché peu ou prou dans son inconscient. Si ce mauvais souvenir est réveillé, son cerveau inconscient va automatiquement lui créer un alibi symbolique parfaitement adapté. Cela peut être une maladie, un accident, un changement de caractère. »

Cet alibi peut s’inscrire dans l’inconscient collectif ou prendre une dimension transgénérationnelle.

 

Si ce « mal à dire » est énoncé, le besoin d’alibi ou de compensation symbolique est réduit ou annulé :

« Grâce à la confidence (l’aveu de la faiblesse), le sujet n’est plus manipulé par son inconscient ni par les inconscients des autres. S’il avoue ce qu’il n’a jamais dit à personne, il provoque la disparition de la compensation symbolique inconsciente qui s’était mise en place (le symptôme, un alibi automatique) si celle-ci est réversible. Car malheureusement, à priori, un doigt coupé ne repousse pas. »

 

Pierre-Jean Thomas-Lamotte invite le lecteur à prendre conscience d’un « passé compensé » afin d’éviter la construction de symptômes, réponses automatiques à un mauvais souvenir ou une mauvaise expérience qui ne sont pas nécessairement un traumatisme violent. Il s’agit parfois juste d’une parole blessante ou culpabilisante émise au détour d’une conversation. La plupart des maladies seraient ainsi des compensations symboliques inconscientes.

Beaucoup de penseurs, psychanalystes, philosophes, poètes ou autres ont approché cette question du hasard et de la causalité.

Rendre conscient ce qui est inconscient permet de tarir l’océan des compensations toxiques.

 

Pierre-Jean Thomas-Lamotte évoque nombre de cas particuliers dans son ouvrage pour tenter d’éclairer les mécanismes à l’œuvre dans le processus de compensation symbolique. Il y a bien sûr nécessairement beaucoup d’empirisme dans cette démarche. La compensation symbolique étant une réponse inadaptée, tend à provoquer des répétitions que l’on peut observer ou prévoir dans la vie des personnes.

A partir de l’observation, l’auteur identifie des zones symboliques dans le corps.

« Au cas par cas, nous dit-il, toutes les parties du corps peuvent être étudiées sur le plan symbolique selon leur situation dans l’espace, les tissus qui les composent, les différents organes. Ce qui est important, c’est de trouver la racine symbolique dans chaque élément pour la décliner selon les circonstances et les niveaux. »

 

Les événements organisent une chaîne symbolique de causalité engendrant une compensation. A moins d’une intégration consciente de la réalité, immédiate, à défaut différée, aucune réconciliation avec soi-même, l’autre, l’environnement, le monde, principe même de la thérapie, n’est envisageable.

 

« Le dialogue des inconscients de ceux qui vivent pleinement l’instant présent dans la sincérité et l’humilité aboutit à une communion utile. » nous dit Pierre-Jean Thomas-Lamotte.

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