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Le symbolisme de l’abeille de Thomas Grison. MdV Editeur, 16 bd Saint-Germain, 75005 Paris – France.

http://www.mdv-editeur.fr

 

Thomas Grison poursuit son exploration des symboles. Il traite dans ce nouveau livre de l’abeille, chère aux pythagoriciens, souvent négligée sur le plan symbolique. Avec raison, il remonte en 3500 avant l’ère chrétienne pour rechercher les sources antiques de ce symbolisme, quand l’abeille, née des larmes de Rê, était le symbole royal de la Basse-Egypte. Animal sacré en Egypte antique en raison de son origine divine, l’abeille est alors associée à l’âme. Que cela soit à travers la cire ou à travers le miel, l’abeille joue un rôle important dans les processus de transformation et d’immortalité.

 

Thomas Grison présente les différents domaines dans lesquels le symbolisme de l’abeille s’est exercé au fil des temps, du sacré au sociétal. La christianisation de l’abeille s’opérera autour de la Parole de Dieu, considérée comme un miel. En recyclant les mythes antiques, les chrétiens font faire de l’abeille un symbole de la glorification du Christ ressuscité. Certains en feront même un symbole marial.

Du point de vue sociétal maintenant, la ruche représente un idéal d’organisation de la cité, l’abeille conservant son statut de symbole royal. Aussi bien Louis XIX que Napoléon 1er sauront inclure l’abeille dans le symbolisme de leur règne.

Enfin, la ruche apparaît également représentative d’un idéal maçonnique. C’est surtout aux XVIIIème et XIXème siècles que l’abeille et la ruche se développent dans l’imaginaire maçonnique à travers l’iconographie.

 

Au fil des pages, l’abeille, apparaît au chercheur comme une compagne de route :

« Toujours fidèle à ses valeurs et à ses principes, nous dit Thomas Grison, l’abeille, depuis les hauteurs de l’Hymette jusqu’aux profondeurs plus ou moins mystérieuses de la Loge maçonnique, depuis le mont Palatin jusqu’à la cour de Versailles, et depuis les cloîtres médiévaux jusqu’aux boudoirs des suffragettes, nous aura donc convié à l’un de ces beaux et grands voyages qui sont propices à la rêverie ou à la méditation, et dont il ne faut pas être trop devin, surtout, pour goûter le miel initiatique. Car si, et de la plus symbolique des manières, l’insecte a su s’acclimater à tous ces biotopes et tous ces continents, il nous invite surtout à nous charger et nous nourrir de ces pollens nombreux et variés pris aux quatre vents afin de combler la soif qui est nôtre d’affronter nos limites et d’explorer le monde. »

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